Misophonie

Aurélie Delmas, thérapeute à Bordeaux et télé consultations

Une approche thérapeutique intégrative guidée par une thérapeute misophone.

Qui mieux qu’une personne vivant elle-même avec la misophonie peut comprendre ce que vous traversez ?

En tant que thérapeute et moi-même concernée par la misophonie, je vous accompagne avec écoute, bienveillance et des outils thérapeutiques concrets pour vous aider à retrouver progressivement davantage de liberté face aux sons qui vous déclenchent.

Je connais de l’intérieur ce que représente ce trouble : les réactions incontrôlables, la fatigue émotionnelle, l’anticipation permanente, les stratégies d’évitement, le sentiment d’incompréhension, la honte, l’isolement et ces questions que beaucoup de personnes se posent : « Suis-je normale ? Pourquoi est-ce que je réagis comme ça ? »

Pendant de nombreuses années, j’ai cherché des réponses en me heurtant à l’incompréhension de la sphère médicale, avant de comprendre mpo-même les mécanismes de la misophonie et de mettre en place les stratégies qui m’ont permis de réduire considérablement son impact sur ma vie quotidienne.

Aujourd’hui, je vis sans que la misophonie dicte mes choix, sans angoisse anticipative et sans recourir aux stratégies d’évitement qui rythmaient autrefois mon quotidien.

C’est cette double expérience — celle d’une thérapeute formée aux approches fondées sur les connaissances actuelles et celle d’une personne qui connaît la misophonie de l’intérieur — que je mets aujourd’hui au service de mes patients. Mon objectif est de vous aider à reprendre progressivement votre vie en main et à retrouver un quotidien plus serein et plus libre.

La misophonie est un trouble neuropsychologique caractérisé par une réaction émotionnelle et physiologique intense face à certains sons spécifiques. Les déclencheurs sont le plus souvent des sons produits par d’autres personnes, comme les bruits de mastication, les raclements de gorge, les reniflements, les déglutitions, les bâillements, les sifflements ou encore le croquement d’une pomme. Elle peut également être déclenchée par des sons répétitifs liés à des objets, tels que le clic d’un clavier, un stylo que l’on actionne ou des doigts qui tapotent. Cette liste est loin d’être exhaustive.

Chez certaines personnes, la misophonie s’accompagne de misokinésie, c’est-à-dire d’une intolérance à certains mouvements répétitifs réalisés par d’autres personnes (par exemple quelqu’un qui manipule ses doigts ou les porte à sa bouche), même en l’absence de tout bruit. Chez d’autres, elle peut être associée à une hyperacousie, qui correspond à une sensibilité excessive à l’ensemble des sons de l’environnement.

Lorsqu’un son déclencheur est perçu, la personne peut ressentir des émotions particulièrement intenses, telles que la colère, le dégoût, l’anxiété, voire la panique. Ces réactions s’accompagnent souvent d’émotions secondaires comme la honte, la culpabilité, la tristesse ou l’incompréhension.

Sur le plan physiologique, ces déclencheurs activent le système nerveux autonome, en particulier sa branche sympathique, celle qui prépare l’organisme à réagir face à un danger. Comme si une alarme intérieure se déclenchait malgré l’absence de menace réelle, le corps peut alors adopter des réactions automatiques de fuite, de lutte ou de figement. Cette activation est souvent vécue comme une véritable perte de contrôle, alors même que la personne sait que sa réaction est disproportionnée par rapport à la situation.

L’objectif de cet accompagnement est de vous permettre de retrouver davantage de liberté face aux sons déclencheurs, en réduisant progressivement le recours aux stratégies d’évitement.

Pourquoi suis-je misophone ?

La misophonie apparaît le plus souvent de manière progressive, généralement au cours de l’enfance ou de l’adolescence. À ce jour, les mécanismes précis de son apparition ne sont pas entièrement compris. Les recherches suggèrent qu’elle résulte probablement de l’interaction de plusieurs facteurs.

Un événement déclencheur… mais pas systématiquement

Chez certaines personnes, la misophonie semble apparaître après qu’un son particulier, souvent produit par un proche, a été associé à une expérience émotionnellement marquante. Il peut s’agir d’une période de stress important, d’un contexte familial tendu, d’un événement difficile ou d’une situation où la personne s’est sentie impuissante ou en insécurité. Cette association se met le plus souvent en place de manière inconsciente. Chez d’autres personnes, aucun événement déclencheur n’est clairement identifié.

Un terrain de sensibilité

La misophonie est plus fréquemment observée chez des personnes présentant une forte sensibilité émotionnelle, un tempérament anxieux ou des difficultés de régulation émotionnelle. Elle est également plus souvent rapportée chez des personnes présentant certaines neurodivergences, comme le TDAH ou le trouble du spectre de l’autisme, sans que ces conditions soient considérées comme une cause directe de la misophonie. Des observations familiales existent également, mais le rôle de facteurs génétiques reste à préciser.

Un apprentissage involontaire du cerveau

Au fil du temps, le cerveau peut apprendre à associer certains sons pourtant anodins à une sensation de menace ou de danger. Ce conditionnement inconscient entraîne une réaction automatique du système nerveux autonome. À l’écoute du son déclencheur, l’organisme réagit comme s’il devait se protéger, en activant des réponses de fuite, de lutte ou de figement.

Une boucle qui entretient le trouble

Lorsque les sons deviennent de plus en plus difficiles à supporter, il est naturel de chercher à les éviter ou de les anticiper. Pourtant, ces stratégies, bien qu’elles procurent un soulagement à court terme, entretiennent souvent la misophonie. Elles renforcent l’hypervigilance, augmentent l’attention portée aux sons déclencheurs et sensibilisent progressivement le système nerveux, ce qui peut intensifier les réactions au fil du temps.

La misophonie ne naît pas d’un traumatisme sonore mais résulte plutôt d’une association involontaire entre certains sons et une réponse émotionnelle intense qui devient progressivement automatique.

Bonne nouvelle : ce conditionnement n’est pas irréversible.
Grâce à un accompagnement adapté et à un entraînement régulier, il est possible de modifier progressivement ces associations automatiques et d’apaiser la réactivité du système nerveux.
C’est l’objectif d’une approche thérapeutique intégrative, combinant notamment les thérapies cognitives et comportementales (TCC), la sophrologie, l’exposition progressive, l’EMDR, des outils de régulation émotionnelle.

Les étapes de mon protocole, une approche intégrative et performante

Déroulement de la première séance

Créer une alliance thérapeutique solide

La première séance est avant tout un temps de rencontre. Je vous accueille avec écoute, bienveillance et sans jugement afin de comprendre votre histoire, votre vécu et les difficultés que vous rencontrez au quotidien.

Vous pourrez poser toutes les questions qui vous semblent importantes. Mon objectif est que vous compreniez ce qu’est la misophonie, pourquoi votre cerveau et votre système nerveux réagissent de cette manière et comment nous allons travailler ensemble.

En tant que thérapeute également concernée par la misophonie et la misokinésie, je connais de l’intérieur ce que vous traversez. Cette expérience personnelle vient enrichir mon accompagnement, sans jamais remplacer les approches thérapeutiques fondées sur les connaissances actuelles.

Créer une alliance thérapeutique solide

Nous prendrons le temps d’explorer votre histoire afin d’identifier les éléments qui entretiennent aujourd’hui votre misophonie :

  • les premiers souvenirs liés au trouble ;
  • les éventuels événements déclencheurs ;
  • les sons et situations qui vous activent aujourd’hui ;
  • les émotions ressenties ;
  • les stratégies d’évitement mises en place ;
  • l’impact de la misophonie sur votre vie personnelle, familiale, sociale ou professionnelle.

Cette étape est essentielle pour construire un accompagnement réellement adapté à votre fonctionnement.

Les séances suivantes

L’objectif du travail thérapeutique est d’aider progressivement votre système nerveux à retrouver davantage de sécurité et de souplesse face aux sons.

Pour cela, je vous transmettrai des exercices psycho-corporels simples, concrets et adaptés à votre situation. Ils ont pour objectif de renforcer vos capacités d’autorégulation, d’améliorer votre tolérance aux stimulations sonores et de diminuer progressivement la réactivité émotionnelle. La thérapie EMDR et EMRES ( résolution émotionnelle) permettront quand à elles, de travailler sur les sons déclencheurs.

Tous les exercices sont réalisés ensemble en séance, puis vous sont transmis sous forme de fiches pratiques ou d’audios afin que vous puissiez les reproduire à dans votre quotidien.

Votre implication est essentielle

Comme tout apprentissage, ce travail repose sur la répétition. Les exercices proposés ont besoin d’être pratiqués régulièrement afin que le cerveau crée progressivement de nouveaux automatismes.

Il ne s’agit pas de magie, mais d’un véritable entraînement. Votre engagement entre les séances constitue un élément essentiel de la réussite de l’accompagnement. Vous êtes pleinement acteur de votre évolution.

Au fil des séances, les réactions automatiques perdent progressivement en intensité. Cela vous permet de retrouver davantage de recul face aux sons déclencheurs, de diminuer l’angoisse anticipative et de reprendre progressivement une vie plus libre.

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Vous n’avez plus à subir la misophonie : Lorsque vous vous sentirez prêt(e), je vous invite à réserver un premier rendez-vous afin d’amorcer ce changement, à votre rythme.

Informations importantes

Mon accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical ou psychiatrique lorsqu’il est nécessaire. Il s’inscrit dans une approche thérapeutique complémentaire et intégrative.

La réussite de l’accompagnement repose sur votre implication. Les exercices proposés en séance sont à pratiquer au quotidien afin de favoriser leur intégration et d’optimiser les bénéfices de la thérapie.

Une prise en charge par votre mutuelle est possible, selon votre contrat. Je vous invite à consulter votre tableau de garanties ou à vous rapprocher directement de votre complémentaire santé.

Consultations ouvertes aux adolescents (à partir de 13 ans) et aux adultes.